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Mal voyants - Non voyants

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Mal voyants - Non voyants

Aveugle ou cécité veut dire la perte de la vision d'un (l'oeil aveugle) ou des deux yeux. Pour la cécité, l'acuité visuelle est inférieure à 1/20.

L'anopsie est la perte de la vue alors que les organes récepteurs (les yeux) ne sont pas altérés : c'est ce qu'on retrouve fréquemment dans le cas des traumatisés crâniens sévères présentant une perte de la vue.

L'amblyopie (de un ou des deux yeux) est une perte notable d'acuité visuelle non améliorable par des lunettes et qui est liée au cortex occipital : c'est un défaut d'apprentissage visuel non améliorable : cas des enfants. En cas d'amblyopie, l'acuité visuelle est comprise entre 1/20 et 4/10.

La cécité corticale signifie que l'aire de réception et d'interprétation des images (au cortex occipital) est à l'origine de la cécité.

La malvoyance est une définition  « fonctionnelle» de mauvaise vue : gêne à l'activité et l'autonomie sociale (profession, relations, loisirs etc.) qui concerne l'ensemble des composants de la vision comme l'acuité visuelle, l'oculomotricité, le champ visuel, l'éventualité d'une atteinte corticale.
En cas de malvoyance, des matériels optiques, électroniques et informatiques peuvent parfois être adaptés en fonction du déficit de la vision et de l'activité des victimes.

Encas d'atteinte visuelles congénitale, d'autres compensations sensorielles s'effectuent très progressivement lors de la croissance suite à un long apprentissage permettant d'obtenir une autonomie réduite très relative mais non négligeable
Quand la cécité est acquise, la victime a eu une connaissance visuelle dont elle garde le souvenir et elle doit s'adapter souvent assez difficilement après un long apprentissage pour améliorer son autonomie.
Dans le cas des traumatisés crâniens graves présentant une mal voyance ou une cécité suite à l'accident, l'apprentissage devient plus aléatoire (apprendre le Braille par exemple) et en général le pronostic d'insertion socioprofessionnelle est péjoratif d'autant qu'il s'agit d'une atteinte neurologique. Il peut s'y associer des agnosies visuelles, une négligence d'une partie du champ visuel, des troubles de la stratégie ( syndrome de Balint) etc pour des personnes très handicapées.
Il faut distinguer un traumatisme facial grave pouvant être à l'origine d'une cécité associée à un traumatisme crânien plus modéré, dont les capacités cognitives peuvent permettre un apprentissage minimum.

En expertise :
Le taux d'incapacité permanente partielle est de 85 % pour la cécité absolue ou totale (non distinction du jour et de la nuit).
Le taux est de 25 % pour la perte de la vision d'un oeil si l'autre oeil est normal.
Il est de 42 % pour une hémianopsie latérale homonyme complète avec épargne maculaire.

Les atteintes visuelles étant d'une très grande fréquence en cas de traumatisme crânien grave, il existe nombreuses définitions et références dans cet ouvrage.

Les chiffres d'acuité visuelle donnés le sont avec correction oculaire si elle est possible.

Il est très important de faire valoir les postes de préjudices notamment au titre des aides humaines, déficit fonctionnel permanent, aides techniques, préjudice professionnel, logement adapté, véhicule adapté, souffrances endurées, préjudice d'agrément.

Voir anopsie / vision / cécité corticale / braille / Préjudice corporel de la victime / Préjudice : adaptation du logement / Préjudice d'agrément / Préjudice : pertes de gains professionnels actuelles et futures / Préjudice : dépenses de santé / Préjudice


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