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Tribunal de Rouen : il avait renversé un homme "pour lui faire peur"

 

Publié le lundi 05 décembre 2011 à 07H37

Audience tendue, en fin de semaine dernière au tribunal correctionnel de Rouen. M. X, un jeune papa de 29 ans, était jugé pour une affaire qui, au départ, devait être examinée par la cour d'assises de la Seine-Maritime. Une tentative d'homicide passible de trente ans de réclusion qui s'est transformée, en cours de procédure, en violences aggravées punies de dix ans de prison maximum.
C'est l'histoire d'une sortie de boîte qui tourne mal au petit matin du 19 août 2007 à Grémonville, dans le pays de Caux : un employé de la discothèque L'Excalibur allait simplement chercher des frites avec un vigile quand il a été fauché par la voiture que conduisait illégalement M. X, ivre et sous l'emprise de stupéfiants. Le prévenu a été condamné à cinq ans d'emprisonnement dont dix-huit mois avec sursis et une mise à l'épreuve de deux ans. L'altération de son jugement, comme l'a révélée l'expertise psychiatrique, a été retenue.

« J'avais la rage »
« Une bagarre a éclaté dans la boîte entre votre groupe et un autre. Vous dites avoir pris des coups par les agents de sécurité… », raconte le président. « J'avais la rage, je leur en voulais, j'étais plus moi-même », reconnaît le Rouennais au casier judiciaire émaillé de douze condamnations et qui a exécuté pour ce dossier plus de deux ans de détention provisoire. « Vous dites avoir bu une bouteille de whisky durant la journée, en avoir partagé deux autres au cours de la soirée et fumé une vingtaine de joints en tout. » « C'est ça. » « En repartant, vous étiez passager avant du véhicule. Pourquoi avoir serré le frein à main pour prendre le volant, dans cet état, et alors que vous n'avez pas le permis ? », demande le juge. « J'étais dans un état de fou : je voulais revenir sur place et faire peur aux videurs », assure encore M. X, défendu par Me Y. Devant la victime et son collègue, à un endroit « peu éclairé » d'après l'enquête, le chauffard, qui roule à 30-50 km/h donne un coup de volant et heurte le salarié de la discothèque. « Il a été hospitalisé pendant dix-huit mois et il se retrouve aujourd'hui infirme à vie », plaide Me Nicolas Meimon Nisenbaum, représentant de la partie civile. Larmes dans la salle. La sécurité sociale réclame 1 million d'euros qu'elle obtient. La procureure-adjointe, requiert quatre ans de prison dont un avec sursis : le tribunal est allé au-delà.
J. H.

 

www.paris-normandie.fr/

 


Catherine Meimon Nisenbaum, Nicolas Meimon Nisenbaum, Laurent Lejard

Indemnisations et Handicaps

l'Avocat et le Journaliste

Écrits Croisés

Préface de Michel Chevalet

 

Edition Harmattan – Octobre 2011

 

En hommage à notre père et grand-père, Maître André Meimon, avocat au Barreau de Paris pendant 56 ans, qui nous a appris à ne jamais renoncer à la cause à laquelle nous croyons et à nous battre sans répit pour la faire triompher.

Catherine et Nicolas Meimon NISENBAUM

 

 

  

INTRODUCTION 

 

L'avocat et le journaliste. Deux professions de l'écrit. Deux métiers tournés vers les autres, ceux que l'on défend ou dont on raconte les péripéties de l'existence. L'avocat et le journaliste s'adressent au public, et lui renvoie le témoignage de la société dans laquelle tous évoluent, à la fois critique et constructif.

Tel est le sens de cet ouvrage, qui présente des chroniques, articles et brèves parus dans le magazine électronique des personnes handicapées www.yanous.com et sur www.meimon-nisenbaum.avocat.fr. Aux sujets traités par deux avocats spécialisés dans l'indemnisation du préjudice corporel, Catherine Meimon Nisenbaum et Nicolas Meimon Nisenbaum, répondent autant que possible des articles réalisés par le rédacteur en chef du magazine. « Autant que possible » parce qu'il est particulièrement difficile de trouver dans l'actualité, cette nourriture quotidienne du journaliste, les faits qui rejoignent les affaires évoquées par Catherine et Nicolas Meimon Nisenbaum.

Après l'accident, une maladie invalidante ou la survenue d'un handicap vient le temps de la reconstruction de soi. Puis celui des formalités : obtenir une indemnisation, ou les aides prévues par la Solidarité Nationale. Des processus parallèles qui tendent pourtant à se rejoindre sous la pression de compagnies d'assurances qui trouvent plus économique le dispositif appliqué aux personnes handicapées et font pression pour cela sur les décideurs politiques. C'est ce que montre dans cet ouvrage les chroniques rédigées par deux avocats et un journaliste.

Un ouvrage de décryptage d'une problématique très actuelle, que le journaliste scientifique Michel Chevalet préface avec une pugnacité puisée dans son expérience personnelle.

Les auteurs :

Catherine Meimon Nisenbaum et Nicolas Meimon Nisenbaum sont avocats spécialisés dans la défense des victimes et de la réparation et indemnisation du dommage corporel.

Laurent Lejard a créé et dirige le magazine électronique des personnes handicapéeswww.yanous.com"

 

  

PREFACE : Le droit au bonheur


Il faut l'avoir vécu, il faut le vivre au quotidien pour savoir ce qu'est réellement le handicap, suite à un accident, une pathologie ou - et on l'oublie trop souvent - à l'usure du temps qui, inexorablement, va nous rendre dépendant.

Lorsque le medecin vous annonce que votre enfant ne sera jamais plus comme les autres, lorsque le chef de service de réanimation vous laisse entendre que l'on ne sait pas quelles fonctions il va récupérer, vous êtes k.o. dans l'état d'un boxeur qui vient de recevoir un uppercut à la pointe du menton et s'écroule dans les cordes. Sauf que dans le cas du boxeur, cela ne dure que quelques secondes, voire quelques minutes, mais pour vous c'est pour toute la vie. D'un seul coup, tout votre univers va basculer, votre regard sur la vie, vos priorités, vos relations avec votre entourage... Tout vole en éclats : les structures familiales et sociales.

Au fil des jours, des mois, des années, tout se délite. Vous vous retrouvez seul(s) avec vos problèmes. Et il y a ceux imposés par la maladie, les lésions. Et comme si cela ne suffisait pas, il y a ceux engendrés par une administration tatillonne, sans parler des batailles d'experts et des lenteurs de la justice. Bref ! Vous avez l'impression d'être balloté, entraîné dans un labyrinthe dont on ne voit pas qui tire le fil d'Ariane.

Des progrès ont été réalisés dans l'assistance, les aides, les soutiens, la communication et la prise de conscience que si l'on n'est pas comme les autres, on est un être humain, qui a le droit de vivre, qui a le droit au bonheur.

Catherine Meimon Nisenbaum a choisi d'être aux côtés des victimes. Pas seulement dans son rôle d'avocat qui défend avec talent et compétence mais en plus avec passion et amour avec Nicolas Meimon Nisenbaum et de Laurent Lejard, elle apporte enfin un message d'espoir par ses conseils, ses analyses. Tous trois apportent les réponses aux questions que tous ceux qui, de près ou de loin en prise avec le handicap, se posent.

Comment se déroule un procès ? Comment se déroule une expertise ? Que peut-on obtenir de la justice ? Comment faire valoir ses droits ? Car on en a. D'où l'importance d'avoir à ses côtés un avocat spécialisé qui, non seument, veillera à ce que vous ne soyez pas floué, mais aussi veillera à votre avenir et sera là pour vous tenir la main dans les moments de déprime.

Michel Chevalet

 

  
COMMUNIQUE DE PRESSE :  

Un ouvrage qui vient de paraitre rassemble les articles juridiques publiés par les avocats Catherine et Nicolas Meimon Nisenbaum, spécialisés dans l'indemnisation des victimes de dommages corporels, et
Laurent Lejard, journaliste rédacteur en chef de Yanous.com. Ce recueil met en perspective l'évolution de l'indemnisation judiciaire et transactionnelle alors qu'était créé un droit à compensation du handicap
et une prestation dédiée, financée par la Solidarité Nationale. Il témoigne d'une volonté de convergence des deux systèmes de la part de certains politiques et des compagnies d'assurances, sur fond de
contingentement des crédits budgétaires et de d'accumulation decomplexités administratives opposés aux personnes handicapées. L'ouvrage aborde également des sujets connexes (tutelle, accident du travail,
accessibilité...), des questions de société telle la fin de vie, et contribue au débat sur l'évolution possible du droit d'indemnisation des victimes.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=
35178 Indemnisations et handicaps – L'avocat et le journaliste, par
Catherine et Nicolas Meimon Nisenbaum, et Laurent Lejard, préface de
Michel Chevalet. L'Harmattan, 24,70€ chez l'éditeur,
http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/commande/commande_add.asp?no=
35178&cdo=0&cdf=1&cds=1 19,50€ en PDF téléchargeable, 26€ en librairies.

GUIDE DE L'INDEMNISATION: JURIDIQUE- MEDICAL- SOCIAL
(plus de 700 définitions)
TRAUMATISME CRANIEN - TRAUMATISME MEDULLAIRE

(poly traumatismes, cécité, brûlés, amputés)


Maître Catherine MEIMON NISENBAUM
Maître Nicolas MEIMON NISENBAUM
Avocats au Barreau de PARIS, spécialisés en réparation du dommage corporel 
 
Docteur Etienne GRONDARD
(Ancien Médecin-chef du Centre de Réadaptation Fonctionnelle de RICHEBOURG, Ancien Expert Judiciaire près la Cour d'Appel de VERSAILLES)

Avocats au Barreau de PARIS, spécialisés en réparation du dommage corporel (Ancien Médecin-chef du Centre de Réadaptation Fonctionnelle de RICHEBOURG, Ancien Expert Judiciaire près la Cour d'Appel de VERSAILLES)

Le GUIDE DE L'INDEMNISATION: JURIDIQUE- MEDICAL- SOCIAL "La victime: son avocat spécialisé et son médecin-conseil de victimes" deuxième édition est paru en janvier 2011, coécrit par Maître Catherine MEIMON NISENBAUM, Maître Nicolas MEIMON NISENBAUM et le Docteur Etienne GRONDARD (Éditions l'Harmattan - collection Logiques juridiques, 414 pages - 36 Euros).

Ce guide de l'indemnisation du dommage corporel présente des définitions simples et des conseils pour les victimes et leur famille qui sont souvent perdues dans la complexité de la matière, et du vocabulaire .

Maître Catherine MEIMON NISENBAUM

Avocat au Barreau de PARIS:

  • Certificat de spécialisation en droit des Personnes.
  • Certificat de champ de compétence en Réparation du Préjudice Corporel.
  • DU Résponsabilité Médicale
  • DIU Personnes handicapées: Ethique et Déontologie.
  • DIU traumatismes Crâniens (Cranio-Cérébraux).

Maître Nicolas MEIMON NISENBAUM

Avocat au Barreau de PARIS:

  • Master 2 Assurances 
  • DIU traumatismes Crâniens (Cranio-Cérébraux).

Ils ne défendent que les victimes et leur famille, jamais ceux des compagnies d'assurances et régleurs, et s'occupent de l'indemnisation du grand handicap.

Docteur Etienne GRONDARD

Médecin spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation et Réparation juridique du dommage corporel.

  • Ancien Médecin-chef du Centre de Réadaptation Fonctionnelle de RICHEBOURG.
  • Ancien Expert judiciaire près la Cour d'Appel de VERSAILLES

Spécialisé dans la rééducation des patients gravement atteints suite à un polytraumatisme (atteinte médullaire, traumatisme crânien sévère …) qu’il suit pendant de nombreuses années (plus de 25 ans de recul), les aidant à se réinsérer.

 

Préface du Professeur Philippe AZOUVI

"L'expertise médicale du dommage corporel est un processus complexe, à la frontière entre la médecine et le droit. Les expertises, pourtant indispensables pour toute personne victime d’un accident pouvant donner lieu à une indemnisation sont souvent vécues comme étant angoissantes et déstabilisantes. Or, il très important que l’évaluation soit faite correctement, pour permettre une juste indemnisation. Pour cela, il faut que les victimes et leurs proches disposent des informations les plus précises pour comprendre le déroulement de l’expertise, et le vocabulaire, souvent obscur, des médecins et des juristes.

L’initiative de Maîtres Catherine et Nicolas MEIMON NISENBAUM, avocats, et du Docteur Etienne GRONDARD, médecin spécialisé en médecine physique et de réadaptation, est donc particulièrement bienvenue.

Leur ouvrage, à visée avant tout pédagogique permet d’expliquer en termes simples et accessibles à tous, tant la terminologie médicale que les concepts juridiques de l’évaluation du dommage corporel. Il devrait donc être utile aux victimes d'accident, à leurs proches, mais aussi aux professionnels intervenant dans ce domaine".
AP-HP, Hôpital Raymond Poincaré, Service de Médecine Physique et de Réadaptation, Garches, 92380, France
Université de Versailles-Saint Quentin
Et ER6, UPMC Université Paris 06

Préface du Professeur Marc TADIE

"Chaque année en France, entre 1.000 et 1.500 traumatismes vertébromédullaires se produisent. Dans la grande majorité des cas, ils surviennent chez des personnes jeunes, au cours d’accidents de la circulation ou d’accidents de sport. Malgré les progrès de la prise ne charge précoce associant réanimation et chirurgie précoce quand la moelle est comprimée et une rééducation adaptée, ces traumatismes rachidiens avec atteinte de la moelle épinière laissent le plus souvent des séquelles irréversibles très important, entrainant pour les patients des handicaps définitifs très lourds.
On compte plus de 40.000 handicapés à la suite d’une lésion de la moelle épinière. Les recherches fondamentales permettent de progresser vers des applications cliniques visant à diminuer ces séquelles. En attendant, tous les moyens pouvant permettre à ces blessés de se réinsérer dans la vie familiale, sociale et professionnelle doivent être mis en oeuvre. Or, terrassées par la brutalité de l’accident et l’annonce du handicap, ces traumatisés et leur famille ignorent le plus souvent quelles sont les possibilités d’indemnisation ; qui leur permettront d’avoir accès aux aménagements domotiques, aux aides matérielles ou humaines.
Pour cela, ce guide, par son exhaustivité, sa simplicité, son caractère pédagogique, est très utile."
AP HP Hôpital Bicêtre, service de neurochirurgie, LE KREMLIN BICETRE 94275
Université Paris Sud Institut pour la Recherche sur la Moelle Epinière et l'Encéphale (IRME)

REMERCIEMENTS

 De nombreux sites Internet ont présenté notre Guide, et nous les remercions, à savoir notamment :

Le sommaire du n° 114 du Journal des Accidents et des Catastrophes que l'équipe du JAC(http://www.jac.cerdacc.uha.fr/jac/) a présenté notre Guide de l’indemnisation juridique, médical, sociale - « la victime : son avocat spécialisé et son médecin conseil» :

"GUIDE DE L’INDEMNISATION JURIDIQUE, MEDICAL, SOCIALE – LA VICTIME : SON AVOCAT SPECIALISE ET SON MEDECIN CONSEIL


Catherine Meimon Nisenbaum, Nicolas Meimon Nisenbaum, Etienne Grondard
Editions L’Harmattan, coll. Logiques juridiques (
http://www.editions-harmattan.fr)

L’ouvrage co-signé par Catherine Meimon Nisenbaum, Nicolas Meimon Nisenbaum, avocats au barreau de Paris et spécialistes en réparation du préjudice corporel et le Dr Etienne Grondard, spécialiste en médecine physique et réadaptation et expert auprès de la Cour d’Appel de Versailles, sous la forme d’un guide juridique, médical, social de l’indemnisation, édité par les éditions l’Harmattan dans la collection « Logiques juridiques » pour sa 2e édition, est un de ces ouvrages indispensables à ceux qui, au quotidien, oeuvrent dans le champ de l’indemnisation des victimes.
C’est un ouvrage se présentant sous la forme d’un dictionnaire déclinant l’ensemble des thématiques de façon pédagogique et particulièrement intelligible. Les auteurs font preuve d’une modestie en indiquant que leur
ouvrage ne constitue qu’une simple approche, il s’agit de bien plus que cela."
www.yanous.com
www.traumacranien.org
www.handroit.com
www.apajh.org
www.vivrefm.com
www.jac.cerdacc.uha.fr
www.inavem.org
www.M6zone_interdit
www.anmsr.asso.fr
www.paratetra.apf.asso.fr
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www.editions-harmattan.fi
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LEUR REGARD PERCE NOS OMBRES

de Julia Kristeva et de Jean Vanier
Edition Fayard (http://www.editions.fayard.fr)  
Présentation de l'éditeur :
Pendant plus d’un an, Julia Kristeva et Jean Vanier ont échangé sous forme de lettres sur leur expérience respective. Pourquoi le handicap fait-il si peur aux gens dits « normaux » ? En quoi l’irréductible différence des handicapés moteurs et surtout mentaux suscite-t-elle recul, parfois épouvante ? Comment changer le regard de la société sur ces êtres que la culture de la performance, de l’excellence et de la compétition rendent les plus étrangers des êtres humains ? En méditant sur le sort des handicapés, ces parias de la modernité, Julia Kristeva et Jean Vanier éclairent aussi une des faces les plus sombres de l’humanité dite normale. Née en Bulgarie, Julia Kristeva est écrivain, psychanalyste, membre de l’Institut universitaire de France et enseignante à l’Université Paris Diderot-Paris 7. Elle y dirige l’Ecole doctorale « langue, littérature, image » et le Centre Roland-Barthes. Elle siège au Conseil économique et social et est présidente d’honneur du Conseil national « Handicap : sensibiliser, informer, former. » En 2004, Julia Kristeva a reçu, en Norvège, le prix Holberg ; en 2006, à Brême, elle se voit décerner le prix Hannah Arendt pour la pensée politique. Julia Kristeva est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, romans et essais.
Jean Vanier, canadien, né d’un père militaire et diplomate, a quitté les siens à 13 ans pour s’engager pendant la guerre dans la Royal Navy. Rallié à la foi du Christ par un prêtre démis par l’Église, il se trouve lui-même interdit d’ordination. Il crée alors un minuscule foyer dans l’Oise, l’Arche, où il héberge des handicapés profonds, chassés de leur famille ou des institutions psychiatriques. Depuis lors, les communautés de l’Arche se sont multipliées et on en dénombre une cinquantaine à travers le monde où de jeunes volontaires viennent partager la vie de ses « différents » et apprendre avec eux à échapper à la tyrannie de la normalité.

Mission d'expertise specifique pour les traumatises craniens (mission du groupe interministeriel de travail sur les conditions d'amélioration de l'indemnisation des traumatisés crâniens 24/04/2002)

Mission d'expertise spécifique pour les traumatisés crâniens - rapport du groupe interministériel de travail sur les conditions d'amélioration de l'idemnisation des traumatisés crâniens (24/04/2002)
Mission adoptée à l'issue des travaux du groupe de travail (15/02/2000)

MISSION

1) Prendre connaissance des commentaires annexés à la présente mission ;

2) Se faire communiquer par les parties ou leurs conseils :

  • les renseignements d'identité de la victime.
  • tous les éléments relatifs aux circonstances tant factuelles que psychologiques et affectives de l'accident.
  • tous les documents médicaux relatifs à l'accident, depuis les constatations des secours d'urgence jusqu'aux derniers bilans pratiqués (y compris bilans neuropsychologiques).
  • tous les éléments relatifs au mode de vie du blessé, antérieur à l'accident
  • degré d'autonomie fonctionnelle et intellectuelle par rapport aux actes élémentaires et élaborés de la vie quotidienne,
  • conditions d'exercice des activités professionnelles,
  • niveau d'étude pour un étudiant,
  • statut exact et/ou formation s'il s'agit d'un demandeur d'emploi et carrière professionnelle antérieure à l'acquisition de ce statut,
  • activité professionnelle rémunérée.
  • tous les éléments relatifs au mode de vie du blessé contemporain de l'expertise (degré d'autonomie, statut professionnel…, lieu habituel de vie….).
  • tous les éléments relatifs au degré de développement de l'enfant ou de l'adolescent, antérieur à l'accident :
  • degré d'autonomie fonctionnelle et intellectuelle par rapport aux actes élémentaires et élaborés de la vie quotidienne, en rapport avec l'âge.
  • systématiquement les bulletins scolaires pré-traumatiques et toutes précisions sur les activités extra scolaires.
  • ces mêmes éléments contemporains de l'expertise : dans l'aide au patient bien spécifier le soutien scolaire mis en place (soutien individualisé en dehors et à l'école, soutien en groupe) et le comportement face au travail scolaire. Bien préciser le cursus (classes redoublées, type de classe, type d'établissement).
  • toutes précisions sur l'activité professionnelle et sociale des parents et de la fratrie (niveau de formation par exemple).

3) Après recueil de l'avis des parties, déduire de ces éléments d'information, le lieu ou les lieux, de l'expertise et prendre toutes les dispositions pour sa réalisation en présence d'un membre de l'entourage ou à défaut du représentant légal.

4) Recueillir de façon précise, au besoin séparément, les déclarations de la victime et du membre de son entourage.

  • sur le mode vie antérieure à l'accident,
  • sur la description des circonstances de l'accident,
  • sur les doléances actuelles en interrogeant sur les conditions d'apparition des douleurs et de la gène fonctionnelle, sur leur importance et sur leurs conséquences sur les actes élémentaires et élaborés de la vie quotidienne ;

5) Après discussion contradictoire en cas de divergence entre les déclarations ainsi recueillies et les documents produits,

  • indiquer précisément le mode de vie du blessé antérieur à l'accident retenu pour déterminer l'incidence séquellaire :
  • degré d'autonomie, d'insertion sociale et / ou professionnelle pour un adulte ;
  • degré d'autonomie en rapport avec l'âge, niveau d'apprentissage scolaire, soutien pédagogique… pour un enfant ou un adolescent ;
  • restituer le cas échéant, l'accident dans son contexte psycho-affectif,

puis :

  • avec retranscription intégrale du certificat médical initial, et totale ou partielle des autres éléments médicaux permettant de connaître les principales étapes de l'évolution, décrire de façon la plus précise que possible les lésions initiales, les modalités du ou des traitements, mes durées d'hospitalisation (périodes, nature, nom de l'établissement, service concerné), les divers retours à domicile (dates et modalités), la nature et la durée des autres soins et traitements prescrits imputables à l'accident,
  • décrire précisément le déroulement et les modalités des 24 heures quotidiennes de la vie de la victime, au moment de l'expertise, et ce, sur une semaine, en cas d'alternance de vie entre structure spécialisée et domicile, en précisant, lorsqu'il s'agit d'un enfant ou d'un adolescent, la répercussion sur la vie des parents et des frères et sœurs, voir l'aide et la surveillance que doit apporter la famille et qu'elle ne devrait pas normalement apporter compte tenu de l'âge de l'enfant.

6) Procéder à un examen clinique détaillé permettant :

  • de décrire les déficits neuro-moteurs, sensoriels, orthopédiques et leur répercussion sur les actes et gestes de la vie quotidienne,
  • D'analyser en détail les troubles des fonctions intellectuelles, affectives et du comportement, et leur incidence,
  • sur les facultés de gestion de la vie et d'insertion ou de réinsertion socio économique s'agissant d'un adulte,
  • sur les facultés d'insertion sociale et d'apprentissage scolaire s'agissant d'une enfant ou d'un adolescent.

L'évaluation neuro-psychologique est indispensable :

  • Un examen neuro-psychologique récent appréciant les fonctions intellectuelles et du comportement doit être réalisé.
  • Pour un enfant ou d'un adolescent, cette évaluation doit comporter plusieurs bilans (appréciation du retentissement immédiat et du retentissement sur la dynamique d'apprentissage).

Il convient de :

  • Compléter ces évaluations par les données des bulletins scolaires actuels. Dans l'appréciation des bulletins, différencier ce qui revient au comportement, des performances scolaires proprement dites ; Ne pas se contenter du niveau de classe qui n'a parfois aucune valeur.
  • Rapporter le niveau de l'enfant à celui de sa classe, et le niveau de sa classe aux normes.
  • Compléter si possible par un bilan éducatif.

7) Après avoir décrit un éventuel état antérieur physique, pouvant avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles, rechercher si cet état antérieur était révélé et traité avant l'accident (préciser les périodes, la nature et l'importance des déficits et des traitements antérieurs).

Pour déterminer cet état antérieur chez l'enfant, il convient de :

  • différencier les difficultés d'apprentissage et de comportement.
  • décrire comment ces troubles antérieurs ont été pris en charge : type de rééducation, type de soutien scolaire, autre type de soutien, type de scolarité, en précisant bien la chronologie.

Analyser, dans une discussion précise et synthétique, l'imputabilité aux lésions consécutives à l'accident des séquelles invoquées en se prononçant sur les lésions initiales, leur évolution, l'état séquellaire et la relation directe et certaine de ces séquelles aux lésions causées par l'accident en précisant :

  • si l'éventuel état antérieur ci-dessus défini aurait évolué de façon identique et l'absence d'accident,
  • si l'accident a eu un effet déclenchant d'une décompensation,
  • ou s'il a entraîné une aggravation de l'évolution normalement prévisible en l'absence de ce traumatisme. Dans ce cas, donner tous éléments permettant de dégager une proportion d'aggravation et préciser si l'évaluation médico-légale des séquelles est faite avant ou après application de cette proportion.

8) Il est nécessaire de connaître, avant de consolider un enfant ou un adolescent, la dynamique des apprentissages scolaires ainsi que la qualité d'insertion sociale de l'enfant puis de l'adolescent.

Dans le cas où la consolidation ne serait pas acquise, indiquer :

  • pour un adulte, quels sont les projets thérapeutique et de vie envisagés ou mis en place et donner toutes indications de nature à déterminer les besoins nécessaires à la réalisation de ceux-ci (aménagement de matériels, aides humaines et/ou matérielle…)
  • pour un enfant ou un adolescent, quels sont les projets thérapeutique, de scolarité et de vie envisagés ou mis en place et donner toutes indications de nature à déterminer les besoins nécessaires à la réalisation de ceux-ci (aménagement de matériels, aides humaines et/ou matérielle, soutiens scolaires, établissement adapté des activités extra-scolaires, rééducations telles que ergothérapie et psychomotricité, …)
  • • et, qu'il s'agisse d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte, indiquer les fourchettes d'évaluation prévisible des différents postes de préjudice cités au paragraphe suivant.

9) Pour un enfant ou un adolescent, lorsque la consolidation semble acquise, l'évaluation des séquelles doit préalablement tenir compte des données suivantes :

La description des déficiences ET du handicap doit être rapportée à ce qui est attendu pour l'âge. Bien préciser l'incidence sur la vie familiale, sur la scolarité (type de scolarité, type d'aide nécessaire), décrire les activités extra scolaires et l'insertion sociale de l'enfant. La scolarité et les activités extra scolaires sont à comparer avec celles des frères et sœurs et éventuellement avec celles pré-traumatiques. Indiquer les conséquences financières pour les parents (soutien scolaire, école privée, transport scolaire, tierce personne, psychothérapie, ergothérapie, psychomotricité, activités de loisir, vacances).

Analyser les besoins exprimés par la famille compte tenu du défaut d'autonomie pour l'âge.

Analyser la qualité de vie du blessé et de sa famille (parents, frères et sœurs).

Donner une idée du retentissement ultérieur sur la vie professionnelle et sur les possibilités d'autonomie sociale sur les possibilités de fonder une famille.

Ces données doivent être intégrées et discutées lors de l'évaluation ci-dessous prévue au § suivant :

10) Evaluer les différents postes de préjudice aux fins de :

  • fixer la durée de l'I.T.T. et de l'.T.P, périodes pendant lesquelles pour des raisons médicales en relation direct, certaine et exclusive avec l'accident, la victime a dû interrompre totalement ou partiellement ses activités habituelles,
  • fixer la date de consolidation en établissant que les différents bilans et examens pratiqués prouvent la stagnation de la récupération des séquelles neurologiques et neuro-psychologiques,
  • fixer le taux du déficit fonctionnel imputable à l'accident résultant de l'atteinte permanente d'une ou plusieurs fonctions persistant au moment de la consolidation.

Préciser, en outre, le taux de déficit fonctionnel actuel résultant à la fois de l'accident et d'un éventuel état antérieur ;

  • cas de vie à domicile, se prononcer sur la nécessité pour le blessé d'être assisté par une tierce personne (cette évaluation ne devant pas être réduite en cas d'assistance familiale), nécessaire pour pallier l'impossibilité ou la faculté d'effectuer les actes élémentaires mais aussi les actes élaborés de la vie quotidienne, et les conséquences des séquelles neuro-psychologiques quand elles sont à l'origine d'un déficit majeur d'initiative et/ou de troubles du comportement.

Dans l'affirmative, préciser si cette tierce personne doit ou non, être spécialisée, ses attributions exactes ainsi que les durées respectives d'intervention de l'assistant spécialisé et de l'assistant non spécialisé. Donner à cet égard toutes précisions utiles.

Se prononcer, le cas échéant, sur les modalités des aides techniques.

  • Se prononcer sur l'aménagement éventuel du logement ;
  • Après s'être entouré, au besoin, d'avis spécialisés, dire :
  • si la victime est ou sera capable de poursuivre, dans les mêmes conditions, son activité professionnelle antérieure à l'accident.
  • dans la négative, ou à défaut d'activité professionnelle antérieur e à l'accident, si elle est ou sera capable d'exercer une activité professionnelle. Dans ce cas, en préciser les conditions d'exercice et les éventuelles restrictions ou contre-indications.
  • dire si les frais médicaux, pharmaceutiques, paramédicaux, d'hospitalisation, d'appareillage et de transports postérieurs à la consolidation directement imputables à l'accident sont actuellement prévisibles et certains. Dans l'affirmative préciser lesquels et pour l'appareillage, le véhicule automobile et son aménagement, préciser la fréquence de leur renouvellement et leur surcoût,
  • décrire les souffrances physiques et psychiques endurées du fait des blessures subies et les évaluer sur l'échelle habituelle de 7 degrés,
  • décrire la nature et l'importance du dommage esthétique et l'évaluer sur l'échelle habituelle de 7 degrés.
  • Indiquer s'il existe ou existera un préjudice sexuel, de procréation d'établissement,
  • d'écrire le préjudice d'agrément, défini comme la perte de la qualité de vie de la victime.

11) Indiquer si l'état de la victime nécessite une mesure de protection judiciaire et notamment si elle est apte à gérer seule les fonds provenant de l'indemnisation.

12) Etablir un récapitulatif de l'évaluation de l'ensemble des postes énumérés dans la mission.

L'expert établira un pré-rapport et répondra, dans le rapport définitif, aux éventuelles observations écrites des parties.

L'expert indiquera, dans les deux mois à compter de sa désignation, le montant de sa rémunération définitive prévisible afin que soit éventuellement ordonnée une provision complémentaire dans les conditions de l'article 280 du NCPC ; à défaut d'une telle indication, le montant de la consignation initial constituera la rémunération définitive de l'expert.


 
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