Nos Conseils

Les compagnies d’assurances sont des sociétés commerciales, dont la finalité et de défendre leurs intérêts et de réaliser, comme toute société, des bénéfices. Il n'est pas de l'intérêt de celui qui paye une indemnisation de régler celle-ci à un prix élevé.

La procédure d'indemnisation peut être réalisée amiablement ou judiciairement, cependant il est de l’intérêt de la victime d’être défendue par un avocat spécialisé et d'être assistée par un médecin-conseil de victimes.
L’indemnisation d’un dommage corporel peut être longue, mais des provisions souvent importantes peuvent être obtenues.

La victime, lorsqu’elle n’est pas assistée, est amenée à accepter une transaction présentée par un assureur ou par un fonds de garantie qui souvent ne lui est pas favorable et qu'elle ne comprend pas.
On vous rappelle que l’on ne peut pas revenir sur le montant d’une transaction ou d’un jugement définitif, et qu’une mauvaise évaluation d’un dommage corporel ne permet pas la réouverture du dossier de la victime.

Les indemnisations négociées entre l’assureur, ou un fonds de garantie et la victime non assistée sont en général bien inférieures aux sommes obtenues avec l'assistance d'un avocat spécialisé qui les défend devant un Tribunal ou lors d'une transaction. Madame Neher-Schraub, Présidente du Pole 2 Chambre 3 de la Cour d’Appel de PARIS, rappelait à l’occasion du 10ème anniversaire de la loi Badinter, que 90% des victimes d’accidents graves transigent pour des sommes représentant la moitié de celles qu’elles auraient obtenues en saisissant les Tribunaux.

Par conséquent, il est de l’intérêt de la victime - surtout lorsqu’elle est atteinte d’un moyen et grand handicaps - pour son avenir, pour sa sécurité et pour sa dignité, qu’elle soit défendue par un avocat spécialisé dans le Droit de la réparation du dommage corporel, qui la fera assister d’un médecin-conseil de victimes.

La réparation d’un dommage corporel relève d’un droit spécifique mettant en cause l’avenir, la sécurité et la dignité d’une victime d’un moyen et grand handicaps. Il ne faut jamais l’oublier. La victime seule ne sait rien et on ne peut à l'évidence prendre de justes décisions lorsque l’on ignore ses droits.

Nous avons écrit à ce sujet :

Nous conseillons à la victime :

  • Surtout lorsqu’elle est atteinte d’un moyen et grand handicaps être assistée par un avocat spécialisé dans la réparation du dommage corporel lors d’une transaction et devant le Tribunal ;
  • Et également d'être assistée par un médecin-conseil de victimes et un avocat spécialisé, lors de l’expertise médicale d’indemnisation ;
  • Se constituer partie civile pour avoir accès au dossier pénal et solliciter par l’intermédiaire de son avocat les démarches nécessaires ;
  • Conserver l’intégralité de ses justificatifs de frais (factures d’hôtel, de transport, forfaits hospitaliers, aides techniques à charge, frais à charge..) ;
  • Conserver les justificatifs de son parcours professionnel, universitaire, scolaire.

Nous déconseillons à la victime :

  • D'être visitée sur son lit d’hôpital, notamment par un médecin-conseil de compagnie d’assurance, ou d'un fonds, sans être assistée par un spécialiste ;
  • Se dessaisir des originaux de ses documents, et surtout de ses pièces médicales ;
  • Se dessaisir de son certificat médical initial, et surtout elle doit vérifier que toutes ses lésions y sont mentionnées, et à défaut le faire compléter ; 
  • Remplir seule, sans l’assistance d’un conseil spécialisé, des documents transmis par les assureurs, d'un fonds de garantie ou de leurs médecins-conseil ;
  • Signer une transaction sans être assistée d’un avocat spécialisé, car il est très difficile d’annuler une transaction, qui engage pourtant la victime pour toute la durée de sa vie.